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Le mystère des stations de nombres : un livre du journaliste Guillaume Origoni

Depuis plusieurs années, le journaliste Guillaume Origoni enquête sur les stations de nombres. En 2024, dans un long article publié par le journal Le Monde*, il explorait le mystère fascinant des stations de nombres qui diffusent en ondes courtes des suites de chiffres, de lettres voire des sons énigmatiques. Des radioamateurs et radioécouteurs du monde entier forment une communauté de passionnés qui écoutent, enregistrent et analysent ces signaux, sans pouvoir en percer totalement le secret. Plusieurs hypothèses ont circulé mais la plus crédible, celle qui s’est imposée,  concerne des communications utilisées par les services de renseignement pour transmettre des messages codés à leurs agents. Le principe repose sur des codes indéchiffrables (*one-time pad*), rendant ces messages impossibles à décrypter sans connaître la clé. Des affaires d’espionnage réelles ont confirmé cet usage, notamment aux États-Unis.  Malgré l’essor du numérique, les stations de nombres persistent en raison de leur simplicité, de leur fiabilité voire de leur discrétion.

En février dernier, Guillaume Origoni a publié – aux Éditions Buchet – Chastel – un livre consacré à ces stations de nombre et intitulé «  le Mystère des stations de nombres « 

Avec l’aimable autorisation des Éditions Buchet-Chastel

À la nuit tombée, en parcourant les ondes courtes, un autre monde s’ouvre au gré du crépitement : des transmissions étranges, composées de chiffres égrainés par une voix synthétique, surgissent. Une enfant, dans un allemand mécanique, énonce des suites de cinq chiffres, répétées plusieurs fois. Ces indices sonores, appelés stations de nombres, constituent un rituel mystérieux qui fascine les radioamateurs depuis les années 50.

Quel est le but de ces transmissions ? À qui s’adressent-elles ? Si le mystère demeure entier, la piste la plus vraisemblable mène au monde du renseignement, car de nombreuses hypothèses convergent vers cet usage : trafiquants de drogue, terroristes … Aucun État n’a jamais reconnu diffuser via ces canaux, mais leur caractère codé, récurrent et international évoque des échanges clandestins entre agents secrets.
 
À la suite d’une longue enquête qui l’a mené aux confins de la Pologne pour découvrir où il avait repéré une station de nombres, G. Origoni révèle aussi comment une communauté de passionnés amateurs s’est constituée autour de ces signaux.

Guillaume Origoni, invité de l’émission de RFI – L’Atelier des médiasLe mystère des stations de nombres relancé par une diffusion en persan – [14-03-2026]

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