DX Bulgarie –   L’usage des diapasons dans le Monde

DX Bulgarie une nouvelle édition par Sonia Vasséva, avec la collaboration de J.M. Aubier

  L’usage des diapasons dans le Monde

D’après la définition, la radiodiffusion est l’émission par l’intermédiaire des ondes électromagnétiques d’un programme structuré d’information et de divertissement. Différentes techniques de modulation des ondes sont utilisées en radiodiffusion, en l’occurrence la modulation d’amplitude, utilisée dès les débuts des transmissions radio, et qui, comme son nom l’indique, est obtenue en modulant l’amplitude, donc la puissance, du signal porteur avec le signal audio. On fait varier l’amplitude de l’onde porteuse selon la tension de modulation recueillie par le microphone, puis on l’amplifie. Et dans ce cas de figure les trois types d’ondes sont concernées, OM, OC et OL. Le deuxième type de modulation est une technique utilisée de façon commerciale plus récemment. Elle consiste à faire varier la fréquence d’une onde porteuse de part et d’autre d’une fréquence centrale de base. Un récepteur utilisant ce type de modulation est peu sensible aux parasites qui eux, sont modulés en amplitude et permet plus facilement la réception de sons à haute fidélité et par conséquent les émissions stéréophoniques. L’amplitude de l’onde porteuse est constante mais cette fois-ci c’est sa fréquence qui varie. En plus de ces deux distinctions, la radiodiffusion diffère en fonction des zones géographiques du monde. L’ITU /de International Telecommunication Union/a posé depuis plusieurs dizaines d’années quelques restrictions sur l’utilisation de certains diapasons en fonction des utilisateurs. Et l’on commence par les principes de partition géographique qui divisent la planète en trois zones ou régions de radiodiffusion. La Zone N°1 intègre l’Europe, l’Afrique et l’Asie du Nord. La Zone 2 comprend l’Amérique du Nord et du Sud ainsi que le Nord-est de l’Océan Pacifique, et la Zone 3 s’étend sur l’Australie et les régions de l’Asie et de l’Océan Pacifique non comptabilisées dans la Zone 2. Autre restriction sur le principe géographique, c’est la répartition tropicale. Les fuseaux, parallèles à l’Equateur, situés de part et d’autre des Tropiques du Cancer et du Capricorne sont les zones où peuvent être captées des stations desdites « bandes tropicales », notamment les 60, 90 et 120 m OC. Ces diapasons ont été introduits afin d’éviter les problèmes dans la diffusion des OM et OL, étant donné les nombreuses perturbations atmosphériques sur OC et OL.


Pour en revenir aux Ondes longues, elles sont surtout utilisées dans la Zone N°1, ou pour être encore plus précis en Europe, en Asie du Nord et en Afrique du Nord. Les Ondes moyennes, elles, se déclinent en deux catégories, celle dont l’espacement entre les canaux est de 9 kHz et celle où l’espacement est de 10 kHz. Tout est une question de réglementation selon les continents. La diversité est beaucoup plus grande chez les Ondes courtes. Comme nous l’avons déjà dit, les diapasons dont les fréquences sont situées entre 2300 et 2495 kHz, entre 3200 et 3400 et entre 4750 et 5100 kHz, connues encore comme ceux des 120, 90 et 60 m OC sont relayés par des émetteurs proches des tropiques. Entre 60 et 90 m se trouve la bande des 75 m OC, soit entre 3900 et 4050 kHz. Les fréquences comprises entre 3900 et 3950 kHz sont dédiées aux stations asiatiques, entre 3955 et 4000 kHz desservent les émetteurs situés en Europe et en Asie, qui utilisent aussi le sous diapason entre 4005 et 4050 KHz, tacitement autorisé par l’Union internationale des Télécommunications dont la Bulgarie fait partie. Autre bande sur laquelle nous avons porté plus d’une fois notre intérêt, il s’agit des 41 m OC, dotés de leur propre réglementation et qui dépend des programmes des radioamateurs. Les autres diapasons des OC sont vacants et ouverts au monde entier. Ils sont 9 au total, notamment ceux des 11, 13, 15, 16, 19, 22, 25, 31 et 49 m. Leur utilisation est strictement encadrée et l’on peut y rajouter les 41 et 75 m, qui font l’objet de conventions séparées. D’ailleurs, tout se négocie, même dans l’univers des ondes, les décisions étant prises par la HFCC /ou High Frequency Coordination Conference/ dont je vous communique le site Internet : www. hfcc.org
Sachez encore qu’à Genève en Suisse se trouve l’EBU /de European Broadcasting Union/, une organisation chargée de la désignation des fréquences sur OM et OL.

 Il y a 80 ans la radio de Bulgarie Faisait sa percée sur les ondes

Le 24 novembre 1929, pour la première fois en Bulgarie une station radio diffusait sur les ondes parole et musique. A cette époque, il n’y avait pas plus de 1000 récepteurs dans le pays qui permettaient de capter des stations étrangères, essentiellement européennes. Le 6 avril 1927, le Parlement bulgare vote la première loi sur la Radio, et deux ans plus tard, le 24 avril 1929 est adopté le Décret d’application de cette loi. Et nous pouvons dire que tous les dispositifs réglementaires adoptés par la suite ont un caractère profondément démocratique. Les clauses de la loi de 1927 stipulaient, entre autres, que quiconque souhaitait acquérir un poste de radio devait payer une taxe douanière, deux fois plus élevée que celle facturée sur les phonographes importés. Une redevance annuelle était également prévue, encore plus élevée, et seules des personnes fortunées pouvaient supporter un abonnement aussi contraignant. Surtout que les émetteurs bulgares se comptaient sur les doigts d’une main et que comme on l’a déjà dit, les Bulgares n’étaient intéressés que par les stations étrangères. D’autres restrictions étaient également imposées, notamment celles sur les marques de récepteurs, qui n’avaient pas toutes accès au marché bulgare. Jusqu’au vote du Décret d’application du 24 avril 1929, il existait en Bulgarie des stations télégraphiques ou autres qui permettaient la diffusion de communiqués de service, professionnels ou technique. Ainsi à Varna, il existait un bateau à voile, le Pérun, sur lequel était installé le premier télégraphe de bord en Bulgarie. A Sofia se trouvait un émetteur à étincelle qui entravait la réception des stations radio et barrait la route de la parole et de la musique. Pour cette raison et suite aux protestations des citadins, il était déconnecté à la tombée de la nuit. Le 25 novembre 1927, la Bulgarie signe à Washington, la Convention internationale de la radiotélégraphie, qui l’oblige à développer son propre modèle de radiodiffusion. En vertu de l’article 14 de la Convention, les stations radio bulgares se voient attribuer des signes d’indentification/appelés encore codes ou préfixes/et qui sont le L et le Z latins, avec une variation entre LZA et LZZ. A propos, sachez que de nos jours encore, tous les émetteurs de service ou radioamateurs ont un indicatif qui commence par les lettres L et Z. Le 27 février 1927, l’Etat bulgare lance un appel d’offres pour l’achat d’un émetteur pouvant diffuser la parole et le son. 4 sont les concurrents qui se portent preneurs, Telefunke, Lorentz, SFR et Marconi, qui remporte finalement le marché. Marconi installe deux émetteurs, OC et OL, sur un site choisi par l’Etat bulgare et la Bulgarie se voit autoriser l’utilisation de la fréquence de 1390 kHz OM qui équivaut à une longueur d’onde de 215.8 m.

Le 4 avril 1929, lors de la prochaine Conférence à Prague, une autre fréquence est attribuée à la Bulgarie, celle des 1430 kHz, soit 319 m OM. Et l’émetteur livré par Marconi est réglé sur cette nouvelle fréquence. Et pourtant, en plein cœur de Sofia, il existe un autre émetteur militaire qui dès le 24 novembre 1929 à 9H00, heure locale, diffuse des programmes sur 210 m puis sur 350 m.

Voilà donc pour ce retour en arrière dans l’histoire de la première sortie sur les ondes de la Bulgarie avec cette annonce Ici Radio Sofia !

Impact de l’activité solaire sur la diffusion des VHF et des signaux de télévision…

Une partie du spectre électromagnétique est occupée par les ondes ultracourtes. Ces dernières assurent l’émission de signaux de télévision. La limite relative entre les OC et les VHF passe par la fréquence de 30 MHz, soit 10 m de longueur de l’onde. Au-delà des 30 MHz, et à quelques exceptions près, les ondes radio ne peuvent être réfléchies par l’ionosphère et se perdent dans l’espace cosmique. Deux types d’émission sont utilisés à des fins civiles. Des émissions radio en VHF et des programmes de TV, qui de leur côté se divisent en analogiques et en numériques. Les émetteurs de Radio et TV qui se trouvent sur la Terre utilisent les fréquences plus basses. Il s’agit notamment des fréquences des ondes métriques, par exemple pour la télévision de l’ordre de 50 MHz et pour les ondes ultracourtes, entre 64 ou 87.5 MHz. Les ondes décimétriques ou hyperfréquences de l’ordre de 470 MHz et plus sont en fait des canaux de télévision. Des grandes séquences de ce spectre sont établies par des accords internationaux et à des usages techniques. Les émissions radio sur les ondes citées on une trajectoire linéaire et sont très influencées par les obstacles qui se posent sur leur route, notamment les montagnes, les grands buildings, etc. Dans certaines conditions, elles peuvent être réfléchies partiellement et sporadiquement, par l’ionosphère. Cette dernière ou une partie peut subir une ionisation supplémentaire, avec un détachement d’électrons des molécules ordinaires. Ce phénomène est dû à l’émission d’UV par le Soleil, suite à la présence de particules calcinées, de fragments de météorites ou de comètes, mais aussi pour des raisons de nature artificielle. Pendant la partie éclairée de la journée, l’ionisation est dynamique avant de s’éteindre progressivement avec la tombée de la nuit. Pendant l’été, ce processus est très intense, et se produit parallèlement à l’aurore boréale. A une altitude différente, l’ionisation est elle aussi différente. Ce qui permet de la segmenter en trois couches, désignées par les lettres D, E et F, cette dernière se divisant en F1 et F2.
Outre ce que nous venons de voir, il existe aussi des émissions de Radio et TV depuis les satellites géostationnaires, dont la période de révolution est tout à fait égale à la période de rotation de la Terre et qui paraissent immobile par rapport à un point de référence à la surface de la Terre. En d’autres termes, ils restent toujours à la verticale du même point sur terre, propriété utilisée pour en faire des satellites d’observation, de télécommunications, ou bien de télédiffusion. Ces satellites captent des signaux de stations terrestres et les émettent vers une zone prédéterminée de la Terre. L’ionisation des couches superficielles de l’atmosphère terrestre est une fonction des éruptions coronaires, du vent solaire ainsi que du phénomène récent dudit « portail magnétique ». Comme nous avons déjà eu l’occasion de le dire, actuellement l’activité solaire est au plus faible, elle a atteint le minimum du cycle solaire de 11 ans, ce qui fait que la diffusion des VHF et des signaux de télévision est très dégradée, puisque on ne compte que sur les ondes terrestres. Tout porte à croire quand même que le Soleil ne s’éternisera pas dans cet état et que bientôt il s’orientera vers une période d’activité plus prononcée. A propos, sachez aussi, que lorsque l’activité solaire est trop importante, elle est à l’origine de puissantes éruptions aux conséquences plus que désagréables. On connaît des satellites japonais, il y a quatre ans, qui ont été fortement endommagés pour cette raison précisément.  

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