DX de Radio Bulgarie
DX de Radio Bulgarie par Roumen Pankov et la participation de J.M. Aubier
DX Bulgarie par Roumen Pankov et J. M. Aubier
La radio sera-t-elle évincée par Internet ?
Pendant ces dernières années beaucoup de stations de radio ont arrêté leurs émissions sur ondes courtes et moyennes et ont continué à fonctionner seulement sur Internet. La raison est dans l’explication que déjà beaucoup d’auditeurs ont des ordinateurs et autres accessoires avec un accès au réseau mondial. L’on prédisait que l’écoute de la Radio par les moyens traditionnels s’arrêtera progressivement. Ainsi par exemple, c’était une politique stratégique depuis de nombreuses années que la BBC de Grande-Bretagne ferme de plus en plus d’émissions. Seulement depuis un mois à peine la même radio a triplé augmentéle nombre de ses émissions en farsi, en rapport avec les événements en Iran à l’occasion des élections présidentielles. C’est dans une situation incertaine que sont restées également les radios publiques en France, en Grande- Bretagne et dans d’autres pays lorsque les émissions de leurs programmes sur ondes ultracourtes et via Internet dans les pays d’Afrique et d’Asie ont été arrêtées ou bloquées par les autorités locales étant donné que ces médias s’étaient permis de les critiquer. Ces exemples comme d’autres indiquent que les programmes de radio ne doivent pas être considérés comme seulement un média d’information. Leur objectif c’est d’annoncer et de faire savoir aux auditeurs ce qui se passe dans le pays respectif mais d’autre part il est nécessaire de savoir vers quel auditoire sont orientés les émissions radio. Il est peu probable par exemple que le gouvernement de la Suède supposait par exemple en prévoyant à une certaine époque d’arrêter ses émissions sur ondes courtes que le tremblement de terre catastrophique en Asie du Sud Est laisserait des touristes suédois dans des villégiatures en Thaïlande isolés du monde. Seule la présence de transistors chez les vacanciers soutenait leur esprit. Il est facile de deviner qu’aucun Internet, même sans fil, n’aurait pu aider ces gens dans le besoin. D’autre part dans des sociétés ou il existe des limites à l’accès aux informations, la radio sur ondes courtes reste l’unique source et lien d’actualité avec le monde. Le cas des khmers rouges au Cambodge est bien connu comme celui des talibans, en Afghanistan et d’autres dont la première activité a été de confisquer, de détruire et d’interdire de telles acquisitions de la science et de la technique tels que les appareils radio, les postes de télévision, les liaisons satellites etc. Ce qui l’on vécu nous ont raconté que seuls les équipements cachés leur ont permis de maintenir leur esprit. Dans un pays tel que l’Inde par exemple qui a plus d’un milliard d’habitants, malgré les efforts des autorités indiennes, il devra se passer beaucoup de temps, jusqu’à ce qu’il devienne possible que la radio soit remplacée par d’autres moyens. Les récents événements en Iran ont montrés qu’en dépit de la grande densité d’Internet et même d’iPhones et d’autres variantes de téléphones sans fil, les informations n’y arrivaient que par le biais de la radio. La différence entre Internet et la Radio, a aussi un caractère purement technique. Même les liaisons optiques les plus perfectionnées progressivement vont se saturer à cause de l’énorme quantité d’informations. Certains observateurs prédisent qu’après 2012 il n’ y aura plus la possibilité de joindre de nouvelles stations de radio et de télévision au réseau Internet et qu’ils seront contraints de revenir aux moyens traditionnels de communications. Bien entendu on pourra alors utiliser aussi les liaisons sans fil d’Internet encore dans une certaine mesure. En outre ils ajouteront encore d’autres irradiations aux créatures vivantes étant donné qu’elles sont transmises sur des fréquences ultracourtes. A l’égard de la radio diffusion ordinaire – il n y a un danger que dans les régions à émetteurs superpuissants. L’écoute d’un appareil radio ordinaire est tout à fait sans danger à cause de la quantité insignifiante et la faible intensité du champ électromagnétique. Cela à la différence des puissants équipements numériques, comprenant des téléphones mobiles et leurs stations de base ou GSM, les télévisions numériques et leurs émetteurs, les téléphones mères, l’Internet sans fil etc. L’économie d’énergie et la santé des gens vont imposer dès un proche avenir, des restrictions drastiques à ces équipements modernes.
A propos de la Radio et d’Internet…
Ces dernières décennies, on observe une diminution progressive des auditeurs de stations radio au profit d’Internet. Telles sont les nouvelles règles de la communication, qui mettent à contribution les chaînes de télévision, les satellites, les stations en FM, sans oublier, et c’est certainement notre première source d’information à la fois facile et accessible – le Web… Les radioamateurs utilisent de plus en plus la toile à partir de leurs ordinateurs performants à cause de ses innombrables fonctionnalités, notamment les mails qui permettent de communiquer instantanément avec les stations écoutées, en envoyant par exemple un rapport d’écoute en pièce jointe. Vous l’avez certainement remarqué, on a tous tendance à oublier d’écrire. Et poster une petite lettre manuscrite au bureau de la Poste du quartier relève du parcours du combattant…Internet nous aide aussi beaucoup quand il s’agit de publier, diffuser ou consulter des éditions en ligne, des manuels, des bulletins, des grilles d’émission, des horaires fréquences…Beaucoup de stations proposent aussi leurs émissions en direct, à la rubrique Real Radio. Et souvent l’information est disponible et gratuite.
Mis à part la radio, les autres médias ont leurs inconvénients qui sont souvent passés sous silence. Il s’agit en premier lieu de l’impossibilité de visionner la télévision, qu’elle soit diffusée par câble ou par satellite, partout. Idem pour l’Internet. Même les PC ou les postes de télévision portatifs que l’on branche dans sa voiture ou son lieu de vacances, n’assurent pas toujours les résultats escomptés. Des contraintes tout à fait objectives, sans oublier que ces appareils sont energivores, et que les rayons qu’ils émettent ne sont pas très bons pour la santé des utilisateurs…Dangers que l’on ne peut pas reprocher à la radio. Toutefois, l’écoute de stations en FM n’est pas toujours très commode et réduit le périmètre de l’information, nous obligeant à ne capter que des stations locales. Quoi qu’il en soit, l’écoute de la radio reste, du moins pour l’instant, le moyen de communication le moins anodin. Il est gratuit, à l’exception du prix du récepteur, de son antenne et des piles s’il n’a pas une alimentation centrale. La diffusion radio est facile à mettre en place, pratique, et accessible. Et c’est sûr qu’on s’en servira encore longtemps. A preuve nos auditeurs qui nous écoutent toujours sur les ondes, mais qui sont heureux de retrouver leurs émissions préférées sur Internet, où la diffusion n’est pas conditionnée par un horaire strictement déterminé.
Les stations radio homonymes
L’histoire de la radiodiffusion connaît de nombreux cas où des stations radio de différents pays se sont manifestées sur les ondes sous une seule et même dénomination. Le cas le plus fréquent est celui de Radio nationale utilisé dans des pays hispanophones ou francophones. La combinaison utilisée le plus souvent est « La voix de… » ou « Radio…Internationale ». La coïncidence des noms est involontaire dans des pays qui sont éloignés l’un de l’autre mais elle peut-être aussi voulue pour des raisons politiques, par exemple. Il en fut ainsi à l’époque des événements de 1991 en Russie lorsque le pouvoir présidentiel incarné par Boris Eltsine a crée une nouvelle radio appelée «La voix de la Russie » (qui par la suite est devenue « La radio de la Russie »). L’opposition parlementaire et l’exécutif ont immédiatement réagi changeant le nom de « Radio Moscou » en « La voix de la Russie », ce qui fait qu’on s’est retrouvé avec deux stations portant le même nom, diffusant sur ondes courtes, mais à des adresses postales différentes. Il y a quelques années en Somalie où chaque armée rebelle prétend être le représentant légitime du pouvoir, trois stations radio différentes se présentaient sous un seul et même nom – « Radio Mogadiscio ». En Afrique, c’est « La voix de l’Afrique » qui est très répandue et que l’on retrouve en Lybie, en Tanzanie et au Caire. Dans les pays musulmans, ce sont les noms de « La voix de l’Islam » ou de « Radio Coran Sacré » qui reviennent souvent en Algérie, en Arabie Saoudite et même en Afrique de Sud. Et comme il s’agit de l’usage d’un seul nom par plusieurs stations, les contentieux ne manquent pas. Ainsi, la « Radio Familiale » d’Estonie d’orientation religieuse et chrétienne a décidé avant même que l’affaire soit portée devant la justice, de changer de nom, car elle s’est retrouvée en concurrence directe avec une autre radio protestante de Californie qui opérait sur les ondes depuis les années 60 du 20-ème siècle. A propos, cette radio californienne est un des géants de la radio diffusion dans le monde, diffusant des centaines de programmes dans des dizaines de langues. Parlant de la multitude de stations religieuses, certaines d’entre elles sont tout à fait illégales et opèrent en clandestinité. Dans la plupart des cas, elles prétendent incarner les idées de mouvements de libération nationale, telle la radio « La Voix de l’Espérance » qu’on retrouve dans au moins trois pays. Autre particularité de ces stations non officielles – elles se présentent toujours comme « La voix de… » ( la Voix de la vérité, la Voix de la justice, la Voix de la révolution, la Voix du peuple, la Voix de la démocratie, la Voix de la paix…). Actuellement, il existe deux stations qui se reconnaissent en « La voix du Kurdistan iranien », l’une, défendant la doctrine communiste et l’autre, représentant la province éponyme en Iran où elles sont toutes les deux interdites.
Outre l’appellation des stations qui n’est pas toujours évidente, les auditeurs se heurtent très souvent à une confusion due aux sigles utilisés par les différentes stations. Ainsi, pendant de longues années, les trois sigles RRI ne représentaient que « Radio République Indonésie ». Mais depuis une dizaine d’années lorsque « Radio Bucarest » a changé de nom pour devenir « Radio Roumanie Internationale », un nouvel acronyme RRI a vu le jour. Cette ambigüité existe aussi chez les radios qui se définissent comme « La voix de… ». Ainsi la « VOA » est surtout connue comme « La voix de l’Amérique », la radio publique des Etats-Unis. Mais ces trois sigles sont aussi les initiales de « La Voix de l’Afrique » en Lybie ou encore de « La Voix des Andes » en Equateur. Malheureusement, il n’existe pas d’encyclopédie DX pour aider les auditeurs à se retrouver dans ce dédale d’appellations. Si vous avez accès à Internet, nous vous conseillons quand même de consulter le site Wikipédia.
Pour résumer nous pouvons dire qu’il faut être très attentif aux noms des stations et a toutes les informations annexes qui les concernent – le pays, l’Etat, la province… Comme cela, on est sûr d’avoir fait le bon choix…
Antennes externes – mode d’emploi… Les antennes exportées en dehors des bâtiments et immeubles sont considérées comme des antennes externes ou extérieures. La réception des signaux radio est beaucoup plus réussie que si ces antennes sont intérieures, placées à l’intérieur d’une pièce de votre appartement. Mais l’exploitation d’une antenne extérieure obéit à quelques règles générales liées à la sécurité et aux paramètres techniques à respecter. Pensez avant toute chose à une bonne mise à terre qui vous évitera les problèmes en cas d’orages et de coups de tonnerre. La suspension ou l’assujettissement de l’antenne est tout aussi importante. Elle doit être éloignée à une distance de 2 m au moins du réseau à haute de tension et ses câbles doivent être parfaitement isolés.
Du point de vue technique, il est souhaitable que l’antenne soit hissée le plus haut possible et qu’elle soit la plus haut possible. Evidemment, tout dépend aussi de la longueur de l’onde reçue. Si l’antenne est installée entre deux pylônes ou deux arbres, le fil conducteur/coaxial/ qui la relie au récepteur doit être installé vers le milieu de l’antenne. Le réseau isolant doit bénéficier d’une mise à terre, en cas d’orage ou de tonnerre, les deux parties métalliques du câble doivent être mises à terre.
Concernant les différents types d’antennes, citons une des plus connues, la « Marconi fouet » à polarisation horizontale. Il s’agit habituellement d’une antenne à brin ou fouet vertical dont la longueur est égale au quart de la longueur de l’onde représentant une moitié d’antenne doublet verticale, le sol servant de seconde moitié.
Dans tous les cas, avant de penser à installer une antenne pour mieux capter les stations internationales, documentez-vous auprès des différents guides et manuels ou consultez Internet.
Roumen Pankov
Avec l’aimable collaboration de Jean-Michel Aubier
